31 décembre 2007
Au revoir et à bientôt
Elle m'a toujours saoulée, cette journée.
Chaque année c'est pareil : l'heure des bilans et des perspectives a sonné, le coucou des résolutions et des espoirs n'arrête pas de sortir de sa boîte... Et il fait un boucan d'enfer, le salopiot !
Comme s'il suffisait d'une seconde, quelque part entre 59 et 00, pour que tout bascule... Comme si, par définition, on ne pouvait se poser des questions sur là où on est, d'où on vient et où on va -entre autres- qu'à ce moment précis.
C'est rigolo, il se trouve que c'est aujourd'hui que ce schmurtz franchit un seuil. Je ne parle que de statistiques de visite, mais force est de reconnaître qu'ailleurs (je parle de blogs que je fréquente assidûment) la tradition semble être installée : certains chiffres ronds provoquent, là aussi, des besoins de se poser, de réfléchir à haute touche sur le pourquoi du comment.
Un point au milieu de chiffres.
Comme si on avait besoin de zéros alignés pour poser dans une balance ce qu'on donne et ce qu'on reçoit...
L'inéluctable inutilité des résolutions de la nouvelle année ne me fait même plus sourire.
J'ai arrêté de jouer le jeu de la fête imposée, ce soir, depuis bien des années (et je le revendique, qui plus est !)
Je n'ai pas besoin (et surtout pas envie) d'un jour particulier dans l'année pour souhaiter le meilleur à ceux que j'aime.
Un 7 qui devient 8, et il faudrait que tout soit neuf ?
Ben non. Minuit une : rien ne va changer. Rien ne sera nouveau.
On continuera tous notre petit bonhomme de chemin, semé de bonheurs, de sourires, de larmes, de douleurs, de battements de coeur. Avec un peu de chance, on remerciera nos expériences passées d'avoir fait de nous ce que nous serons demain. Avec beaucoup de chance, on saura apprécier ce que nous sommes aujourd'hui.
On essaiera tous de faire de notre mieux, comme on l'a fait l'année passée. Et ça, ça n'est pas lié au calendrier.
Il paraît que ça s'appelle la Vie.
Pas de bilan. Qu'est-ce qu'on en a à foutre, que j'aie redécouvert une certaine année que je pouvais encore aimer ?
Je ne vous souhaite pas une bonne année.
Je préfère le faire dans les moments que nous partagerons.
A tout à l'heure, alors...
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07 juillet 2007
Seven
"Seven ! Seven ! Seven-seven-seven-seven... seeeveeeen !..."
J'étais tranquille j'étais peinarde, je m'étais débattue dans la gestion (intense) d'une semaine encore plus intense... Hier soir, donc, je fais tranquillement le tour des popotes qui avaient longtemps mijoté sans que je puisse vérifier les délicats fumets s'en échappant... Et là, quelle ne fut pas ma surprise de voir mon nom/pseudo mentionné, avec, qui plus est, des attentes énoncées !
Kwaaaaaa ? Moaaaaaaaaa ? Je demande rien à personne, je suis même pas là, et voilà, bing, paf, on me provoque ?
(bon allez, je la fais pas fausse ingénue, ça m'a plutôt flattée ; et pis, j'adore les jeux...)
C'est donc avec un franc sourire que je me prête à celui des Sept-Aveux, sans trop réfléchir (il faut faire vite : certaines des sept "cibles" à qui je dois passer le relais, et que j'avais envisagées spontanément, m'ont été piquées !)
1- J'avoue croire que ça y est, qu'il m'aura fallu cinq ans mais que je vais mieux. Fin du deuil ? Peut-être. Acceptation, en tout cas. Je crois être prête à regarder enfin ces photos et ces vidéos, sans plus culpabiliser. Mais une chose ne changera jamais : merci, Papa. Je t'aime.
2- J'avoue que je déteste le matin. C'est une violence quotidiennement répétée faite à mon corps et à mon esprit, quelle que soit l'heure. Une agression douloureuse... Sauf... sauf (*soupir*) lorsqu'elle est perpétrée par des bras tendres, une queue désirante ou une bouche assoiffée... voire les trois...
3- J'avoue que j'aime et que je jouis, de plus en plus, de la sodomie.
4- J'avoue que j'ai l'intime conviction, la certitude profondément ancrée au plus profond de mes tripes, de ne jamais connaître les joies, les malheurs, les vicissitudes de ce que l'on appelle un "foyer"... Je finirai mes jours seule, en vieille fille sans doute assumée, et dans le meilleur des cas entourée de mes amis. C'est ainsi. Je continue d'espérer -sinon, à quoi bon ?... Mais au plus profond de moi, je ne crois pas une seule seconde qu'il puisse en être autrement.
5- J'avoue me délecter des marques laissées sur ma peau par un amant - encore davantage de celles laissées par un amour.
6- J'avoue continuer à éprouver une profonde surprise, réelle et sincère, en réalisant qu'on puisse être attiré(e) par ma personne. Pas de minaudage, pas de fausse modestie, pas de fausse ingénue ici... Juste : "moi ?"
7- J'avoue qu'il n'y a qu'une personne au monde dont les larmes me tuent, me torturent, me tordent, me feraient tout renverser, tout jeter au ciel. Mes amis ont ma compassion, mes épaules, mon amour, mes bras, mes nuits, mes mots, mes sourires... Mais pour sécher les larmes de ma soeur, je pourrais mourir.
J'appelle donc maintenant à la barre (pour des raisons qui me sont propres et qui n'ont pas fait l'objet d'aveux, veuillez donc avoir la gentillesse de vous brosser pour les justifications !) les sept personnalités suivantes (qui elles non plus, n'avaient rien demandé, d'ailleurs !) :
Limbo Void
Edouard
Martincadeau
Secondflore
L'homme du moment
PropositionDélicieuse
Laurent Morancé
02 mai 2007
Déformation professionnelle
Faut-il donc vraiment sacrifier à cette très conventionnelle étape de présentation ?
Est-ce le seul moyen pour vous de statuer sur votre envie de revenir parcourir mes pages ?
Ne préfèreriez-vous pas que je me dévoile devant vous, petit à petit ? Me découvrir, lentement, à votre rythme, selon vos envies de l'instant ? Laisser votre regard me parcourir et m'effeuiller comme et quand vous le voulez ?
Pardon, je m'égare, il est vrai que ce sont des relations d'amants, et rien ne me dit que nous le serons un jour...
L'auteuse, donc.
Elle a (bientôt) 35 ans. N'a rien de créatif, et se demande comment elle a bien pu débarquer dans l'aventure "blog" - on n'en est pas encore à parler de Blogosphère, ouh là ! ça implique une certaine existence, quand même !
Elle est une grande fille célibataire, très indépendante, plutôt socialement et professionnellement occupée.
Elle fréquente assidûment un certain forum, et cela suffirait à d'aucuns pour la classer, de fait, dans la catégorie mystérieuse (sulfureuse ?) de "libertine"... En fait, elle cherche encore et toujours la définition de ce terme.
Elle aime juste la vie et tous les plaisirs qu'elle a à offrir : le rire, les amis, la bouffe, le jeu, les émotions, le vin, les mots, le tabac, le sexe, le cul, la baise, la sensualité, les jeux de séduction. Pas n'importe comment, pas avec n'importe qui.
Elle a du mal à dire "je", à se définir... N'a pas beaucoup de certitudes, surtout pas en ce qui la concerne.
Pour tout dire, elle se pose les mêmes questions sur sa petite personne que celles qu'elle se pose quant à ce blog : comment organiser ? faut-il même organiser ?
Et ces catégories ? Qu'en faire ? Que mettre dedans ? Ne sont-elles pas ennuyeuses à force d'évidences ?
Le "cul" doit-il être une catégorie à part entière ? Faut-il traiter séparément de "Relations" et d'"Aventures Sensuelles" ?
Classer ? Hiérarchiser ? Ranger ?
Et pourquoi pas, après tout ? La forme aussi importante que le fond, en somme ? En tout cas, celle-là conditionne tellement celui-ci que c'en serait presque une justification.
Si ce blog doit être un certain reflet de sa vie, il risque de bouger, de se transformer. Vous en serez -ou non- les témoins, silencieux ou non.
Je souhaite simplement ne pas vous donner (trop) le mal de mer... Parce qu'ici, vous risquez de trouver, soyez-en conscients, un peu de tout, pas mal de rien... Et beaucoup de n'importe moi.
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