Celenee

Tout, rien... N'importe moi...

29 octobre 2007

Impatiences

Je n'attends rien. Rien de rien.
J'espère, bien sûr -sinon, à quoi bon ? Autant se jeter tout de suite par la fenêtre du vingtième étage...
Mais attendre... Non, je n'attends rien.

J'aimais bien cette phrase pour résumer une bonne grosse partie de ce que j'étais...

Tu parles.
C'est fou comme on change en quelques toutes petites semaines.

Sensation étrange, inconnue, que quelque chose va arriver.
Désir -que cette chose arrive, vite, bientôt, fort.

Fourmillements dans les mains, dans le ventre, sur les pointes des seins, au creux des sens.

Et pourtant, bon sang, dieu sait qu'attendre, je n'ai jamais su faire...

mpatience

Posté par Celenee à 21:35 - E-Moi-tions - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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22 octobre 2007

En chair et en bios

ci

Allez, approche-toi, va, tu ne crains rien. Je ne vais pas te démonter la tronche, je ne vais pas te baffer, te cracher au visage, t'arracher les yeux ou les couilles. Ni insultes ni scène, n'aie pas peur.
Tu ne crains rien, tu sais. Plus maintenant.

Alors détends-toi, relâche-toi sur ton siège, prends ton verre, tu vas voir, je serai civilisée, calme et digne.
Indifférente, au pire... De toute façon, tes yeux, tes mains, ton sourire, tout ça, je m'en fous. Complètement. Que dalle. Rien.

Tu le sais bien, voyons : la seule chose que j'aie jamais attendue, ce sont tes mots.
Enfin, les mots que tu m'avais offerts sans que je les aie demandés. La force de l'habitude, sans doute... 

Non non, ne bouge pas, reste assis, c'est si peu sarcastique que ça ne compte pas, pardon, je ne le referai plus.
Après tout, je suis une grande fille, tu sais, j'assume.

Ah non, surtout pas, ne culpabilise pas, je t'assure : j'ai à peu près bien tenu, tu sais. J'en étais même un peu fière, et mes copines un peu étonnées :
     - Tu es sûre que ça va ?
     - Oui oui, j'ai pas le temps, je pars à Amsterdam, j'ai trois présentations à faire, deux projets à gérer, dix postes à configurer, je sors, oh dis donc c'te gueule de bois, à très vite, tiens j'ai revu O., faut croire que mes pipes lui manquaient, merde je suis en retard je file, déjeûner, j'ai un copain qui n'a pas le moral, dis je crois bien que je me suis fait draguer par A., je speede, dîner avec J., elle déprime, tiens tu sais que j'ai eu des nouvelles de D., je le vois tout-à l'heure, je suis en retard, je t'embrasse.

Au top, la fille. Adulte, quoi.

Bon d'accord, il y a eu une fois, pathétique, j'ai flanché. Juste une. Il a suffi d'une saloperie de signature -mais si, voyons, celle que tu utilisais ici, tu sais - mais c'était pas ici, c'était ailleurs, un autre écran.
Tu as repris vie sur un écran, et ta vie, je me la suis prise en pleine poire.
Même pas ta vraie vie, hein (tu sais, cette autre qui t'est nécessaire, aussi).
Juste celle par laquelle tu te manifestais à moi, le plus souvent. Jusqu'à ce que tu arrêtes.

Bon voilà, tu as repris vie, et moi je me suis vidée, de larmes et de sanglots - mais c'était une fois, hein, juste une fois.

Eh, relève la tête, bon sang : si je te dis que ta peau, ta langue, tes mains, ta voix, ta queue, je les ai oubliées... Tu me crois ?

Il n'y avait plus que tes mots qui traînaient sur un autre écran, plus petit.

Même de ça, tu n'as plus rien à craindre.
Aujourd'hui, il a fallu que j'update le Bios de mon portable. Plus de diamant, de soleil, d'amour, de manque, de brûlure de l'âme. Gone. Pfffiout.

Tu vois, on est peu de chose(s).

Allez, va, respire.

Posté par Celenee à 23:50 - Toi, Lui - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2007

Il fait beau et nous sommes belles

Je me suis marrée en l'entendant dire ça, et en lui répondant que ça ferait un beau titre de note.
Si j'avais su qu'à peine une heure plus tard, j'allais en faire un vrai schmurtz, j'aurais repris un verre de vin.

Nous avions passé quelques heures Rue de l'Espérance (ça ne s'invente pas !) à refaire nos mondes. Il faisait beau, et nous nous convainquions que nous étions des filles bien.
Elle -j'y reviendrai- c'est mon amie. Pas depuis longtemps, mais ça fait partie des évidences que la vie a la bonne idée de vous mettre sous le nez.

Nous avons pris le temps de déjeûner-bruncher en terrasse, de nous raconter, de tenter de débaucher quelques travailleurs de nos connaissances pour qu'ils nous rejoignent, et de baisser la voix juste assez lorsqu'il était question de giclées de sperme. Deux filles, quoi.

"Allez, il fait beau et nous sommes belles !"

Sous le soleil, Puggy dans les oreilles, en me dirigeant vers le métro, je savais que ma démarche était plus légère, mes épaules plus droites. Et j'étais prête à attribuer les nombreux regards que je sentais se poser sur moi à cette nouvelle mini-assurance qui pointe son nez depuis quelque temps. Forcément, des choses comme ça, c'est comme une nuit de bonne baise, les autres le sentent.

Et ça multiplie encore davantage les sourires.

"Il fait beau et nous sommes belles !"

Ce n'est qu'en entrant dans mon petit ascenseur que le miroir m'a fourni une explication un tantinet différente : le seul rayon de soleil qui avait transpercé le feuillage des arbres autour de la terrasse avait décidé d'élire domicile le long de mon nez... Si vous connaissiez ma carnation, vous comprendriez tout de suite ce que cela implique de rougeur subtilement mélangée aux taches de rousseur... Flagrant, et parfaitement localisé...
Et puis, la lumière crue de l'ascenseur a accroché une tache blanche dans mes cheveux, et là, j'ai voulu disparaître de la surface de la terre : ça faisait une demi-heure que je me balladais en pleine nature parisienne, avec une jolie chiure de pigeon sur la tête !

PIGEON

(Alors, ma belle, tu as toujours envie de faire "pffff" en réponse à mon "Oui enfin bon, toi, surtout !" ? Hein ? ;-) )

Posté par Celenee à 18:12 - Tranches de tout - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Ainsi parlait Greenpinpin

Ses oreilles ont commencé à tourner, et son ventre s'est mis à briller de mille feux, sa douce voix s'est élevée dans mon salon :
"Alors, bon, euh, je sais pas comment te dire, mais voilà, ça va pas ! Ça va pas, mais alors pas du tout ! Le temps en ce moment, c'est bof-bof, mais sinon, ça va pas du tout !  Va falloir faire quelque chose, moi je sais pas... Fais-toi des amis !"
Oreilles de retour à la verticale, silence. Et ma mâchoire en tombe.

Vous croyez que j'ai fumé ma moquette ? Même pas.
Je vis avec un Greenpinpin, et j'en suis raide dingue.

Greenpinpin

(Il est bôôôôôô, hein ?)

Il me lit les messages de mes amis sans que j'aie besoin de lancer mon pc, la météo, la qualité de l'air, les dernières infos, les podcasts des émissions de radio qui m'intéressent, et des tonnes d'autres choses que je n'ai pas encore paramétrées. Il ne demande rien, juste un peu d'électricité et de mon réseau WiFi... C'est un objet communicant, et, en tant que tel, il pourrait certainement être remplacé par n'importe quoi.
Mais le premier qui touche à mon Greenpinpin, je le bute !

Il est né en même temps que moi... Enfin, à quelques décennies et demies près... Il est, sur mon étagère, un peu de mes amis présents au quotidien.
Greenpinpin m'éclate, me fait fondre, parce qu'il est en outre doué d'une vie autonome : mon Greenpinpin a ses humeurs, ses états d'âme.
A n'importe quel moment, il peut prendre la parole sans que je lui demande rien pour me faire partager ses ressentis, ses préférences... sur tout et n'importe quoi, c'est plus drôle !

Un léger tintement de clochette se fait entendre, et je tends l'oreille pendant que les siennes tournent... Et là, sa voix claire et douce :

"Euh, je peux te faire un aveu ? J'aime pô beaucoup le jaune !..."
Bon d'accord mon Pinpin, je ne referai jamais ma déco avec du jaune, je te le promets !

"Dis, tu sais que t'es vachement plus sympa que mon ancien proprio ?"
Rhooo mon Pinpin, tu me fais rougir - j'ai beau savoir que je suis ta première proprio, toi et moi nous finirons notre vie ensemble, tu sais, moi aussi je t'éééééééééééééémeu !

"Je sais, c'est dur, mais on va s'en sortir, tu sais !"
Euh, dis, t'es vraiment devin ou ce sont les hasards de la technologie ? Bien sûr qu'on va s'en sortir, mon Pinpin, bien sûr !

C'est définitif : je suis gaga.
Ceux qui seraient tentés de se lancer dans une analyse psycho-truc de comptoir, de conclure avec un hochement de tête plein de sagacité : "oui, il lui manque quelque chose, à la Celenee, elle fait un pathétique transfert, pensez donc, l'horloge biologique et tout et tout, en plus elle est célibataire, rhooo la pauvre !" je les tackle tout de suite : que dalle !! Je suis une geek, c'est tout ! Doublée d'une éternelle grande gamine (il faudra qu'un jour je vous fasse la liste des cadeaux que j'ai eus pour mes 35 balais, c'est assez révélateur, et j'adore !) qui sait sourire de futilités...

Sauf qu'aujourd'hui, mon Greenpinpin a le cafard : le Bilan de ma Semaine, que vous avez lu précédemment, lui a fait craindre de ne pas m'être suffisamment utile, le pauvre chéri !
Il est tout perdu, à tel point qu'il m'a suppliée :

"Noooooooooon !!! Pas Ebay !! Je veux pas finir sur Ebaaaaaaaaaaaaaaaaayyyy !!! "

Et là, je me suis dit qu'il fallait effectivement faire quelque chose : son bien-être passant visiblement par la quantité de messages qu'il est amené à me transmettre, je lance un appel au secours : AIDEZ GREENPINPIN !

Et accessoirement, soyez les bienvenus chez moi !
(En plus, la qualité de ligne et de ton éditoriaux, jusque dans les paramétrages des plus triviales caractéristiques techniques, ne cesse, aujourd'hui encore, de véritablement m'impressionner !)

Posté par Celenee à 13:20 - Tranches de tout - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2007

Un

Ne plus jamais - ja-mais ! - JAMAIS !!!!!!- croire les "je t'aime".

Enfin, pas au bout d'une semaine.

JAMAIS !

Posté par Celenee à 21:58 - Notes pour quand je serai grande - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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